Derry Girls, une comédie trop… cracking !

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Derry Girls est sans conteste l’une des meilleures comédies de l’année écoulée. C’est à la fois drôle, très drôle même, mais c’est aussi une série qui nous offre un aperçu de ce que pouvait être la vie à Derry au début des années 90 alors que le conflit Nord-Irlandais continue de rythmer la vie quotidienne.

Le thème est présent en arrière plan dès les premières images de Derry Girls. Une Jeep de l’armée britannique passe et ignore un groupe de jeunes qui sont en train de taguer un panneau Londonderry pour effacer London. On est déjà dans l’ambiance.

Mais évidemment comme le titre l’indique dans Derry Girls on suit un groupe de filles. Il s’agit d’Erin, Claire, Orla, Michelle et… James. Oui James est bien considéré comme une fille. Il faut dire qu’il est anglais. Et puis il a les cheveux qui frisent. L’anglais est un cousin de Michelle, mais il est scolarisé dans l’institution catholique des filles. Il ne ferait pas long feu chez les garçons.

C’est d’ailleurs le sujet du premier épisode. James ne reçoit aucune considération de personne. Il est ignoré royalement alors que pourtant on parle de lui sans cesse. Cela nous offre un humour décalé que l’on retrouve tout au long des 6 épisodes de cette saison 1.

Les Derry Girls vivent à 200 à l’heure sous l’épée de Damoclès d’un conflit dangereux

Entre la tentative des filles pour financer le voyage scolaire à Paris, la mort du chien de la famille qui cache une bien sombre histoire ou la venue de correspondants d’Ukraine, chaque épisode est plus croustillant encore que le précédent. D’ailleurs, à part l’épisode 5 noté 7,9 sur IMDB, tous les autres épisodes franchissent la barre du 8 et le dernier épisode culmine même à 8,5. Les auteurs sont parvenus à créer une saison vraiment constante où les personnages se révèlent au fur et à mesure.

Toute cette bande est complètement barrée. Erin essaie bien d’être une fille comme les autres, de se fondre dans la masse. Mais toutes ses tentatives échouent lamentablement. Evidemment c’est toujours drôle. Ajoutez à cela Michelle qui ne pense qu’au sexe, Clare qui semble tout droit sortie du pays des Bisounours tant elle est naïve, et Orla qui… est Orla. Les gags s’enchaînent à vitesse grand V.

La galerie des personnages secondaires n’est pas moins hilarante. Entre la sœur Michael qui semble blasée de tout, les parents d’Erin, Ma Mary et Da Gerry qui semblent complètement frappés et son grand-père Granda Joe joué par Ian McElhinney aka Barristan Selmy dans Game of Thrones, il y a du lourd. Pour ma part j’aime particulièrement le personnage totalement insupportable de Jenny Joyce jouée par Leah O’Rourke.

Il faut saluer les jeunes actrices du casting qui en font des caisses avec brio pour délivrer des accents à tomber par terre et interpréter des scènes parfois surréalistes mais en même temps so 90’s. Mais évidemment la réalité rattrape tout ce petit monde à la fin de la saison 1. Et on voit que malgré les railleries, le conflit omniprésent est toujours à l’esprit de tous. C’est sans doute ce qui explique l’exubérance et l’envie de vivre à 200% et sans s’emmerder de chaque personnage.

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