Je voudrais être tué par une lycéenne, de Usamaru Furuya

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Je voudrais être tué par une lycéenne, un titre provocant. Je connaissais déjà le mangaka Usamaru Furuya pour son manga Le Cercle du suicide, une adaptation graphique de l’excellent film de Sono Sion, réalisateur japonais, Suicide club. C’est un auteur aux multiples facettes, un touche à tout. J’ai donc acheté ce manga sur un coup de tête. Juste grâce au nom de l’auteur parce que le titre en lui-même ne m’inspirais pas grand chose.

Résumé :

Les enseignants ont tous une bonne raison d’avoir choisi ce métier : passion de la transmission, foi en la future génération, soif d’aider la jeunesse à se construire… ou désir incommensurable de se faire tuer par une élève !
Haruto Higashiyama n’est excité que par le risque de se faire tuer par une lycéenne. Cet autassassinophile est donc devenu professeur dans l’espoir de pouvoir être un jour mis à mort par une lycéenne. Il jette son dévolu sur une de ses élèves, rêvant d’être assassiné de ses douces mains de jeune fille. Il prépare alors son plan minutieusement, révélant petit à petit sa personnalité pour le moins grotesque…

Un manga atypique

Comme son auteur, ce manga est indéfinissable. Ce premier volume est divisé en sept chapitres. Les quatre premiers sont destinés à présenter aux lecteurs les cinq personnages principaux du récit. Ils portent leur nom et leur point de vue.

Le premier personnage présenté, Haruto Higashiyama, est celui qui prononce la fameuse sentence : Je voudrais être tué par une lycéenne. Très particulier comme souhait. Même si il apparaît bien sous tout rapport, ce personnage n’a pas choisi son métier par hasard. Le plus grand fantasme de Haruto est de se faire tué des mains d’une lycéenne. Il pense avoir trouvé la personne idéale en Maho Sasaki, une de ses plus belles et mystérieuses élèves. Son plan pour se faire tuer de ses mains semble également prêt.

Même si j’ai pu être un peu gênée au début de ma lecture par cette déviance perverse du personnage principal. Le fait que l’on se concentre à mesure des chapitres sur des personnages différents qui vont petit à petit s’interroger sur Haruto. Mais aussi révéler une part sombre de leur caractère. Cela permet de désengorger un peu ce sentiment de malaise et de malsain des premières pages.

Les graphismes ne m’ont pas plus que ça époustouflés. On reste dans le simple avec un décor réaliste. Mais le récit est intrigant et je suis curieuse de connaître la fin avec le tome 2 qui sortira en octobre 2017.

Je voudrais être tué par une lycéenne, de Usamaru Furuya
aux éditions Delcourt Tonkam (sorti le 8 mars 2017)
Titre VO : Joshikousei ni Korosaretai traduit par Fabien Nabhan
genre : seinen
242 pages