Citation du Dimanche : Dark Crystal

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Il y a des films qui marquent leur époque et assurément Dark Crystal est de ceux-là. Le film est sorti au cinéma le même jour que E.T. aux Etats-Unis. Il n’a pas eu le même retentissement à l’époque, mais aujourd’hui son influence n’est pas moins grande que le film de Spielberg.

Another world, another time, in the age of wonder. A thousand years ago, this land was green and good – until the Crystal cracked. For a single piece was lost; a shard of the Crystal. Then strife began, and two new races appeared: the cruel Skeksis, the gentle Mystics.

C’est avec ces quelques mots que le narrateur ouvre Dark Crystal. En quatre phrases, le spectateur est alors transporté dans un autre univers. Un univers fantastique où le bien et le mal s’affrontent et où une aventure épique est sur le point de commencer pour rétablir l’équilibre.

Evidemment cette quête est annoncée dans une prophétie. Il faut toujours une prophétie pour qu’une aventure prenne des airs d’inéluctable. Ici, un Gelflin est donc au centre de celle-ci. Les Skeksis croient avoir exterminés ce peuple, mais il n’en est rien.

Jen est le Gelfling entre les mains duquel repose le sort de ce monde. Son aventure va le mener jusqu’à l’antre des Skeksis. Mais pour cela, il va traverser une bonne partie de son monde.

Et il faut absolument saluer l’imagination de Jim Henson car le monde de Dark Crystal n’existe nulle part ailleurs. On y croise des êtres étranges. Les plantes se comportent comme des animaux. Les animaux ont des formes totalement improbables comme Fizzigig, une sorte de chat tout fluffy mais sans pattes.

Et il y a des personnages évidemment incroyables. On comprend rapidement que les Skeksis et les Mystics restent liés malgré leur séparation le jour où le Crystal a été cassé en deux. Et pourtant tout les oppose. Les Mystics sont le bien, et les Skeksis le mal.

Bientôt une série préquelle de Dark Crystal sur Netflix

Le personnage d’Aughra n’est évidemment pas sans rappeler Yoda sur certaines de ses intonations. Normal, c’est Frank Oz qui anime ce personnage. Oz a été très impliqué dans le projet de Jim Henson, à tel point qu’il a souvent été dit qu’Henson a filmé les séquences du bien et Oz celles du mal.

Vrai ou pas, le côté lumineux d’un côté et le sombre de l’autre donne toute sa dimension à Dark Crystal. Bien qu’il s’agisse d’un film avec des marionnettes, le film n’est pas forcément à réserver aux enfants. Il y a plusieurs degrés de lecture et tous les publics pourront y trouver leur compte.

Le rythme du film n’est pas très rapide, mais il se passe pourtant toujours quelque-chose à l’écran. La qualité de la production fourmille de tellement de détails qu’il y a toujours un élément à voir ou à découvrir. J’ai vu Dark Crystal plusieurs fois, y compris au cinéma, et c’est un plaisir toujours renouvelé.

C’est donc une aventure de fantasy avec une vraie histoire. Les Mystics, vieux sages à l’allure de moines, et les Skeksis sortes de comploteurs moyen-âgeux en mal de pouvoir sont un régal à regarder. Les Skeksis, bien qu’au nombre de 9, étaient d’ailleurs inspirés par les 7 pêchés capitaux. Un détail parmi d’autres à redécouvrir.

Dark Crystal est l’œuvre majeure de Jim Henson, le créateur des Muppets. Le jour de sa sortie, il était le premier film live sans la moindre apparition d’un être humain à l’écran. Le film va d’ailleurs faire l’objet d’une série préquelle par Netflix qui devrait arriver cette année sur les écrans. Un événement que les fans ne rateront pas.

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