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Citation du dimanche : Akira

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Cela fait déjà 32 ans qu’Akira est sorti sur les écrans de cinéma au Japon et lorsqu’il est arrivé 3 ans après en France, le choc a été violent. Les thèmes développés dans le film de Katsuhiro Ôtomo de la jeunesse abandonné, de la bigoterie religieuse et des gouvernements corrompus trouvent encore un écho aujourd’hui.

Dans le film, pour Kaneda comme pour Tetsuo et les autres, il n’y a guère d’avenir dans ce Tokyo de 2019. Eux ont fait le choix de se retrouver dans un gang de bikers. Ce gang est leur nouvelle famille, leur seul repère dans la société et qui compte les seules personnes en mesure de les aider à un moment ou à un autre.

Car ce qui ressort le plus dans Akira, c’est le désespoir de la jeunesse. Il n’y a pas d’avenir et rien ne leur sera permis hormis rester où ils en sont aujourd’hui. Un ressenti qu’une partie de la jeunesse a aujourd’hui tant en France que dans d’autres pays occidentaux. Et pourtant, au milieu de ce désespoir il y a une note d’espoir dans cette réplique prononcée par Kiyoko :

 The future is not a straight line. It is filled with many crossroads. There must be a future that we can choose for ourselves

Cette phrase de Kiyoko se veut prophétique. Membre d’un groupe d’enfants avec des pouvoir psychiques surdéveloppés, Kiyoko est un élément moteur de la chute de Neo-Tokyo. C’est Tetsuo et ses pouvoirs acquis après son accident qui provoquent cette chute de la métropole moderne.

Mais à l’aune de la réplique de Kiyoko, on peut se demander ce qui aurait pu se passer si Tetsuo avait fait d’autres choix. Si, au lieu de se laisser submerger par la colère il avait décidé d’utiliser ses pouvoirs pour faire le bien, il aurait encore pu changer irrémédiablement Neo-Tokyo. Mais il l’aurait fait sans destruction, sans vies perdues.

Dans Akira, c’est en s’abandonnant au progrès, ce qu’on appellerait les nouvelles technologies, que Tetsuo devient l’être destructeur qui bouleverse Neo-Tokyo. Et alors que ceux qui l’ont connu quittent la ville sur leur moto, toujours ensemble, ils ne laissent derrière eux qu’un champ de ruine. Une conclusion toujours à méditer aujourd’hui.