Citation du Dimanche : Big Trouble in Little China

61
2

Ce n’est sans doute pas le film le plus connu de John Carpenter. Et c’est encore moins le plus estimé du grand public. Mais Big Trouble in Little China est sans aucun conteste le plus drôle des films du maître de l’horreur. Il méritait bien d’être cité un dimanche ici en la personne de Jack Burton, joué par Kurt Russell.

Just remember what ol’ Jack Burton does when the earth quakes, and the poison arrows fall from the sky, and the pillars of Heaven shake. Yeah, Jack Burton just looks that big ol’ storm right square in the eye and he says, “Give me your best shot, pal. I can take it.”

Il s’agit d’une des dernières répliques du film mais qui résume bien Big Trouble in Little China. Ce film, intitulé en Français fort sobrement et sans rien dévoiler de l’intrigue (sic) Jack Burton dans les griffes du mandarin, est un cartoon. Un cartoon filmé en live avec des vrais acteurs et parfois des effets spéciaux qui ont plus que mal vieilli.

Mais sincèrement, qu’est ce qu’on se marre en regardant ce film. Big Trouble in Little China ne doit pas être pris au sérieux. C’est une comédie dans tous les sens du terme. Les acteurs en font des caisses, et Kurt Russell, acteur fétiche de Carpenter, s’éclate et ça se voit.

Big trouble in Little China : une comédie à voir absolument

L’intrigue est délirante elle aussi. En se servant du Chinatown de San-Francisco, Carpenter nous transporte dans un vrai film asiatique rythmé de combats avec des esprits surpuissants et des légendes à vous couper les jambes.

Le décalage avec le trucker Jack Burton est saisissant et c’est là bien sûr que réside le ressort comique du film. Rien n’est crédible ou plausible dans Big Trouble in Little China. Mais pour quoi faire puisqu’on est là pour rire et s’amuser.

John Carpenter va donc jusqu’au bout de sa démarche dans ce film. C’est sûr qu’à côté de New York 1997, Halloween ou Assault on Precinct 13, mais on s’éclate aussi. Il insuffle dans ce film un rythme qui ne s’arrête jamais ou presque. Une séquence d’action se termine, une autre s’enchaîne presqu’aussitôt.

Et les répliques de Jack Burton sont toutes plus savoureuses les unes que les autres. Ce mec bourru est fait pour mettre des beignes. Il n’est pas fait pour les séquences de romance. Alors, comme ol’ Jack Burton says : regarder ce film, vous m’en direz des nouvelles.

2 Commentaires