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Une vérité à deux visages face à un Harry Bosch fidèle à lui-même

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Harry Bosch reste Harry Bosch. Et dans Une vérité à deux visages, la nouvelle enquête de Bosch parue le 14 octobre dernier aux éditions Calmann Lévy, le détective qui place la vérité au pinnacle est plus que jamais fidèle à lui-même.

Avec ce nouveau roman, Michael Connelly nous offre non pas une, mais deux enquêtes pour le prix d’une. Alors qu’il travaille toujours bénévolement aux affaires non résolues pour la police de San Fernando, Harry Bosch reçoit la visite du LAPD et d’un représentant du procureur. Ils viennent le voir concernant une affaire qui a eu lieu trente ans plus tôt.

A l’époque grâce au travail de Bosch, le tueur avait été arrêté et condamné à mort. Il est encore dans le couloir de la mort à attendre son heure. Evidemment Bosch est suspicieux quant à cette visite. Et son ancienne partenaire de LA Lucy Soto qui fait partie de ses visiteurs lui fait comprendre entre les lignes qu’il risque d’avoir un problème…

Au même moment, Bosch est appelé sur une scène de crime dans une pharmacie. Les deux employés, père et fils, viennent d’être assassinés par des tueurs à gages et toutes les pistes s’orientent vers un trafic de médicaments antidouleurs qui, pris inconsidérément, se transforment en véritables drogues. Bosch se lance dans l’enquête non sans préparer ses arrières.

Un coup de pouce de Mickey Haller

Enfin ajouter à cela un cold case sur lequel il travaille en ce moment à savoir la disparition d’Esme Tavarès disparue depuis 15 ans, une affaire qui hante son chef actuel qui n’avait pu résoudre l’enquête alors. Celui-ci est pourtant persuadé que c’est le mari d’Esme qui a tué sa femme à l’époque. Bref, il n’y a pas de temps mort dans Une vérité à deux visages.

Sur l’affaire d’il y a trente ans, une trace ADN a été découverte qui disculperait le condamné à mort. Très bien, mais dans ce cas, la preuve trouvée par Bosch à l’époque aurait été placée là par le LAPD pour le piéger ? Evidemment impossible. Deux vérités ne peuvent se côtoyer et Bosch le sait bien. Il va donc faire entrer en jeu Mickey Haller, son demi-frère pour préparer sa défense tout en trouvant des éléments permettant au coupable de rester en prison.

Une vérité à deux visages, mais une seule vérité

L’affaire de la pharmacie va remettre Bosch sur la route de son ancien équipier Jerry Edgar. C’est d’ailleurs un élément que j’adore dans l’univers de Bosch, c’est qu’il est cohérent. Les personnages passent, repassent, apparaissent, ont de l’importance ou non dans l’intrigue du moment, mais on se trouve toujours en terrain connu. C’est là un des éléments qui font que l’on aime revenir dans le monde de Bosch.

Avec les fédéraux, il est décidé que Bosch va s’infiltrer dans le réseau en se faisant passer pour un vétéran de l’armée addict. Comme toujours Bosch mène son enquête à 200%. Et quand les deux enquêtes s’entrechoquent, il pourrait bien y passer. Fidèle à lui-même, il n’a pas peur quand sa vie est en jeu de mettre un terme à celle de ceux qui lui font face. Bosch est dur, mais Bosch est juste. La seule chose en laquelle il croit, c’est la vérité.

Et au final, il va résoudre encore une fois les trois cas qui sont devant nous. Mais au fil de ces aventures, Connelly nous emmène dans ce qui est Los Angeles et la vallée, et aussi dans les profondeurs de l’âme humaine, l’honnête, la malhonnête, la faible ou la forte, celle qui aime ou qui est indifférente. Bref, l’humanité toute entière (ou presque). Un grand merci à Netgalley de m’avoir permis de lire ce nouveau Connelly.