René Frégni remporte le Prix des lecteurs Gallimard 2017

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Organisé pour la 3e année par Gallimard, le résultat final du Prix des lecteurs a été rendu ce lundi 15 janvier à Paris. Et nous avons le privilège d’y avoir été invité. Au total, 4000 lecteurs se sont exprimés. Antoine Gallimard en personne a annoncé que René Frégni, pour son livre Les vivants au prix des morts, a remporté la majorité des suffrages.

L’écrivain Marseillais était bien sûr présent et a reçu cette récompense avec beaucoup d’humilité. « J’arrive de Marseille et j’avais prévu quelques mots, mais ils se sont envolés. Je me suis rappelé dans le train l’homme que j’étais il y a 35 ans quand j’avais pris le train pour Paris avec une pochette contenant mes manuscrits avec laquelle j’avais le tour des grands éditeurs parisiens« , a-t-il confié.

Un prix dédié à sa mère par René Frégni

« Moi qui avais lu Céline, Genet, proust je n’avais pas osé rentré ici, c’est tellement monumental. Et aujourd’hui encore, c’est tellement émouvant. Je ne me sens toujours pas écrivain. Ce prix est tellement énorme que je n’y crois pas. Tout comme il y a 30 ans je n’y ai pas cru quand Denoël m’a publié« , s’est souvenu René Frégni.

Il a également rappelé ses souvenirs d’enfance. Surtout il a dédié ce prix à sa mère : « Je suis devenu écrivain pour faire plaisir à ma mère. J’aurai été si heureux qu’elle soit là ». Et si l’humilité est la qualité des plus grands, avec une touche marseillaise elle devient savoureuse. « Pour moi être dans la liste des 15 c’était déjà une victoire. Quand je voyais la liste des Nobel, des académiciens je ne pensais pas gagner. Alors quand j’ai reçu l’appel m’annonçant le résultat, j’ai cru que l’huissier avait fait ses comptes après avoir bu un 51 sans eau« , avouait-il.

Enfin, Antoine Gallimard a rappelé lors de cette soirée que Gallimard était encore une « jeune maison » avec ses « traditions » mais aussi avec l’envie de publier des livres « qui dérangent« . La promesse de nombreuses belles lectures à venir.

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