La Grande Roue, de Diane Peylin

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La Grande Roue est un roman très mystérieux. Le résumé dit peu de chose mais les références finales à Lynch et Kafka m’ont donné envie de découvrir ce nouveau roman de Diane Peylin. Je remercie donc Netgalley et les éditions Les Escales pour cette jolie découverte.

Résumé :

Un amour blessé. Un espoir fou. Une femme en quête d’elle-même. Été 1986. Emma, les cheveux flamboyants, rencontre Marc au pied d’une Grande Roue. Elle est si jeune, il est si fort. C’est une histoire d’amour qui commence, autour d’une barbe-à-papa, les pieds dans le sable. Une histoire intense. Vitale. Mais ce  »Il était une fois » se transforme bientôt. Et le conte de fées devient celui de l’ogre et de la poupée. Au côté d’Emma, il y a Tess dans la nuit, David en haut d’une montagne et Nathan dans un bureau de flic. D’autres personnages pour d’autres destins – d’autres chaos. Les ruptures de chacun les ont isolés du reste du monde. Ils marchent. Chacun à leur rythme, ils marchent. À la recherche de leur identité.

Dans ce labyrinthe romanesque, où Lynch rencontre Kafka, le réel a besoin des chimères pour se révéler. Et permettre, petit à petit, à toutes les pièces du puzzle d’Emma de se dessiner. Emma, qui n’est pas qu’une poupée.

Une narration intriguante

Diane Peylin construit son récit comme un labyrinthe. Les chapitres suivent quatre personnages différents les uns à la suite des autres : Emma, Tess, David et Nathan. On ne connaît pas le lien entre ces personnages. C’est vraiment petit à petit que l’on comprend qui est qui et surtout dans quel temporalité.

La trame principale est celle d’Emma, dans les années 80′. Sa rencontre avec Marc devant la grande roue dans une fête foraine. Et leur vie de couple par la suite.
Au début, les chapitres avec les autres personnages me perturbaient un peu dans ma lecture. Ils sont parfois très courts et ne donnent que trop peu d’éléments aux lecteurs. Mais après le premier quart du roman, on comprend les différentes imbrications. J’ai donc adoré la construction de ce récit.

Aucun personnage ne m’a laissé indifférente. L’écriture de Diane Peylin est douce malgré les sujets qu’elle aborde. Cette douceur apporte beaucoup plus de poids aux instants de violence extrême du récit. On ne sait pas où l’auteure nous mène mais on reste accroché à cette histoire, ces histoires, pour connaître l’aboutissement et les liens entre les différents récits.

Et je vous laisse avec la magnifique bande-annonce du roman par les éditions Les Escales :

La Grande Roue, de Diane Peylin
aux éditions Les Escales (janvier 2018)
256 pages

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