Flixtape du mercredi : The Ideal Halloween

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Dans quelques jours c’est Halloween, et même si la fête n’est pas forcément entrée dans les moeurs européens, c’est une bonne occasion pour se déguiser, faire la fête et, enfin de soirée, regarder un bon film d’horreur. A quelques jours de la date fatidique du 31 octobre je vous ai donc préparé une ideal Halloween Flixtape ! Enjoy !

Sissy Spacek dans le rôle de Carrie.
Sissy Spacek dans le rôle de Carrie.

Flixtape #1 : Carrie

Comment faire une flixtape sur un Ideal Halloween et ne pas inclure un film tiré d’un livre écrit par Stephen King, le maître de l’horreur himself. Voici donc Carrie pour commencer cette Flixtape. Je ne vous parle pas évidemment ici du film de 2013, si certains parmi vous s’en souviennent, mais du film culte de Brian de Palma de 1976. Celui-ci a d’ailleurs la note de 7.4 sur IMDB contre 5.9 à la purge de 2013.

En 1976, Brian de Palma était l’un des réalisateurs les plus en vogue auquel les studios donnaient leur confiance, même pour réaliser des films aux sujets épineux. Car c’est bien ce qu’est Carrie. Comment porter à l’écran l’histoire d’une jeune lycéenne mal dans sa peau à cause de ses pouvoirs télékinésiques qu’elle a du mal à maîtriser.

Un film d’horreur qui se concentre sur les personnages

Brian de Palma a l’intelligence de mettre ses pouvoirs au second plan. Il préfère se concentrer sur les personnages. Il faut dire qu’avec le casting à sa disposition, Sissy Spacek qui commence sa carrière, mais aussi Piper Laurie dans le rôle de la maire dévôte à souhait, il a déjà de quoi construire une relation mère-fille boîteuse à souhait. Si vous rajoutez John Travolta et Nancy Allen dans le rôle des camarades de classe qui harcèlent l’insipide Carrie, vous voyez toute la matière dont disposait de Palma.

Mais c’est évidemment la scène finale qui fait de Carrie un des films référence de l’horreur encore aujourd’hui. Brian de Palma se sert de la première heure du film comme d’une cocotte-minute pour monter la pression. A la fin, il faut évacuer celle-ci. Il le fait sans retenue avec une débauche de violence et de sang qui peut paraître impressionnante. Mais le spectateur la trouve finalement cohérente car il compatit à la vie si dure envers Carrie. Du début à la fin, celle-ci n’est qu’une victime, même de ses propres pouvoirs.

Un film ayant assurément sa place dans cette Ideal Halloween Flixtape.

L'affiche du film avec le profil de Mia Farrow.
L’affiche du film avec le profil de Mia Farrow.

Flixtape #2 : Rosemary’s baby

Pour passer un Ideal Halloween et être sûr de passer une mauvaise nuit, Rosemary’s baby est un film à recommander. Réalisé par Roman Polanski en 1968, il a inspiré beaucoup d’autres films et séries depuis. Aucun n’est cependant arrivé à sa hauteur car Polanski n’a fait reposer l’horreur de ce film que sur la suggestion.

Et pourtant, on ne cesse de trembler pour Rosemary jouée Mia Farrow, dans ce film. Ce nouvel appartement où elle emménage avec son mari interprété par John Cassavetes est pourtant beau. Mais très vite l’ambiance est lourde et les voisins, comment dire, ont l’air bizarre.

Ils sont pourtant gentils au début, ils ont l’air prévenants. Mais ils deviennent vite envahissants et ont toujours l’air chez eux quand ils s’invitent, pour ne pas dire s’incrustent, chez leurs jeunes voisins. Le doute s’installe chez Rosemary. Lui voudraient-ils du mal. Le doute fait place à la peur, la peur à la paranoïa.

Et pendant ce temps Guy son mari ne semble penser qu’à sa carrière. Ils n’écoutent pas sa femme, ou alors d’une oreille. Les élucubrations de Rosemary ne seraient-elles pas seulement dûes à sa grossesse. Ou alors se dit Rosemary, Guy est complice de ce qui lui arrive, il lui veut du mal.

Bref, l’angoisse ne cesse de monter tout au long du film et le noeud à l’estomac ne cesse de se serrer pour le spectateur. Mieux vaut ne pas regarder ce film seul.

Des longs couloirs et des rencontres bien étranges.
Des longs couloirs et des rencontres bien étranges.

Flixtape #3 : The Shining

Pour finir cette Flixtape Ideal Halloween, retour à une histoire de Stephen King. Celle-ci a été portée à l’écran par l’un des géants du cinéma : Stanley Kubrick. Le plus récent des trois films de cette flixtape, il s’appuie comme Carrie sur des personnages très construits, et il se passe comme Rosemary’s Baby dans un lieu confiné, qui ajoute au sentiment oppressant de l’histoire.

Jack Torrance, joué par Jack Nicholson, trouve un job pour garder un hôtel fermé l’hiver. Le lieu idéal pour un écrivain comme lui qui doit terminer un livre. Accompagné de Wendy sa femme et de Danny son fils, il arrive donc le jour de la fermeture de l’hôtel, comme un pacha dans lieu luxueux pendant plusieurs mois.

Mais ce n’est pas la vie de château qui les attend. Danny fait des rencontre étrange, parle à des personnes invisibles. Pendant ce temps Jack a l’air de perdre ses repères. Et quand Jack Nicholson perd les pédales cela fait de l’effet. Paradoxalement c’est parfois drôle et cela est dû à Nicholson qui en fait tellement des “caisses” qu’il allège un peu le ton du film.

Mais plus on avance dans le métrage, plus l’ambiance est lourde et plus on sent le drame arriver. C’est inéluctable et il n’y aura rien à faire. On est vissé à son siège dans toute la deuxième moitié du film, et qu’on ait vu The Shining 10 fois ou que ce soit la première, l’effet est le même. On a le trouillomètre à zéro !

Bref, un Ideal Halloween movie. Vous avez le choix donc, maintenant, libre à vous de vous faire peur !

 

 

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