Une Mère de Alejandro Palomas

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J’ai pu lire le roman Une mère d’Alejandro Palomas en avant-première. Je remercie les éditions Cherche-Midi et le site de service de presse Netgalley. Ce roman sera finalement présent en librairie à partir du jeudi 16 mars prochain.

Résumé :

Barcelone, le 31 décembre. Quelques heures avant le réveillon de la Saint-Sylvestre. Amalia et son fils Fernando s’affairent avant l’arrivée des invités. Amalia, 65 ans, divorcée depuis peu, est enfin parvenue à réaliser l’un de ses rêves, réunir sa famille à l’occasion du dernier dîner de l’année. Sur la table, sept couverts : ceux d’Amalia, de son fils Fernando, de ses deux filles Silvia et Emma, d’Olga, l’amie d’Emma, et enfin de l’oncle Eduardo. Le septième couvert est celui de l’Absent.

Une mère attachante

” Tout sauf vous trois, parce que sans vous, sans ta sœur, ton frère et toi, je me retrouverais sans rien à donner et sans rien non plus à attendre de la vie. Et ça, ce n’est pas possible. Vivre sans avoir plus rien à attendre, pas question.”

Ce roman d’Alejandro Palomas est profondément touchant. C’est l’histoire d’une famille, tout simplement. Au début cette famille nous fait rire. Amalia, la mère qui semble maladroite et naïve et ses trois enfants, Fer le narrateur, Emma et Silvia. Puis peu à peu on découvre les personnages, leurs blessures et leur histoire personnel.

Ce n’est pas un simple réveillon de la Saint-Sylvestre. Le premier où tous sont réunis : Amalia, ses enfants, son frère Edouardo et Olga, la “pièce rapportée” de la famille, compagne d’Emma. Chaque membre de la famille semble au bord de l’implosion et ont une nouvelle à annoncer lors de la soirée. Et c’est cette montée en tension que l’on suit à travers le repas.

Amalia nous apparaît finalement beaucoup moins naïve et aveugle qu’elle le semble au départ. Elle comprend les souffrances de ses enfants et tente par tous les moyens de les soulager. Même si c’est parfois un peu maladroit.

Une lecture inattendue

Quand j’ai commencé ce roman je ne m’attendais pas du tout à ça. La couverture et le résumé me donnait l’impression d’un roman plein d’humour et léger. Il en est finalement bien loin. L’auteur aborde de nombreux sujets difficiles même tabous pour certains. Cette famille passe par des étapes dramatiques et survit tant bien que mal.

Et même si la mère Amalia prête à rire au début du roman, on est vite touché par la grande tendresse dont elle fait preuve mais aussi sa détresse face à la souffrance de ses enfants. Elle est le ciment de cette famille.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, c’est que l’auteur nous donne une réflexion sur ce qu’est la famille, les proches. Et je n’ai pu m’empêcher de penser à ma propre famille pendant cette lecture. A nos repas de famille, les non-dits, les joies et les souffrances. Donc bien sûr je conseille vivement la lecture de ce roman empli d’une multitude d’émotions.

Une Mère, d’Alejandro Palomas
aux éditions Cherche-midi (sorti le 16 mars 2017)
traduit par Vanessa Capieu
genre : contemporain, familiale

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