Déchirer les ombres, d’Erik L’Homme

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Déchirer les ombres est le premier roman que je lis d’Erik L’Homme. Et j’ai pu le lire grâce à Netgalley et aux éditions Calmann-Lévy. J’ai mis du temps avant d’écrire cette chronique, j’avais des difficultés à définir ce que j’avais ressenti face à cette histoire très courte.

Résumé :

La vengeance d’un homme auquel on a tout pris, même la raison.
Un amour condamné au destin des étoiles filantes…
Officier français de retour d’Afghanistan, grande gueule désespérée par ce qu’est devenue la France, personnage hors norme, LuciusScrofa surgit avec sa Harley Davidson chez son ancien lieutenant. Anastasie, la nièce de ce dernier, est là, jeune, lumineuse. Elle est fascinée par cette force de la nature qu’est Scrofa, il est séduit par sa fraîcheur. Après une nuit d’amour, ils partent tous les deux en Harley pour ce qu’Anastasie découvrira être la dernière virée de Scrofa, une cavale furieuse et mystique à travers le pays, une course vers l’ultime sacrifice.
Réflexion sur le sel de la vie et l’évolution de notre monde, plaisir de la route, montage de fusils à pompe, scènes de passion truculentes… Une histoire d’amour et de mort tout en dialogues. Un véritable bijou littéraire.

Un dialogue continu

La particularité de ce roman est qu’il ne contient que des dialogues, aucune description n’est présente. Et on comprend aisément pourquoi avec une des révélations finales. C’est donc un peu déstabilisant dans les premières pages pour réellement s’approprier les personnages. Mais cela va finalement très vite. Surtout que le récit ne fait pas plus de 150 pages. C’est une cavale, une fuite vers le passé qui va très très vite. Comme notre lecture.

Cette rapidité est aussi un point négatif de ma lecture. J’ai survolé cette histoire sans jamais m’y inclure. Je n’ai rien à reprocher à l’écriture de l’auteur. Les personnages ont leur caractère bien défini, Scrofa et Anastasie. Mais je n’ai pas vraiment aimé le lien qu’il y avait entre eux. Et il m’a nettement manqué des éléments pour comprendre totalement les motivations de Scrofa et son passif.

Un lecture donc en demi-teinte, le récit ne m’a pas déplu complètement. Mais les personnages sont restés un peu fades pour moi. Ce ne sera pas une lecture mémorable.

Déchirer les ombres, d’Erik L’Homme
aux éditions Calmann-Lévy (janvier 2018)
154 pages

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