Interférences, de Connie Willis

0

Je remercie Netgalley et les éditions Bragelonne pour la lecture d’Interférences. En voyant ce titre sur le site Netgalley, je n’ai pas hésité à le demander. L’auteure Connie Willis m’avait déjà charmé avec son diptyque Blitz. Des voyages dans le temps sur fond de seconde guerre mondiale au Royaume-Uni. Et même en dehors de cette série, Connie Willis est une grande auteure de SF qui a reçu onze Prix Hugo, sept Prix Nebula et douze Prix Locus.
Mais quelle déception pour ce dernier roman ! Avec la couverture et le résumé j’aurais dû me douter qu’on était loin des précédents romans de Connis Willis.

Résumé :

Dans un futur proche, Trent propose à sa petite amie, Briddey Flannigan, de subir, avant leurs fiançailles, une intervention chirurgicale qui améliore l’empathie dans le couple. Mais Briddey se retrouve connectée à quelqu’un d’autre. Alors qu’elle ne supporte plus cette situation et l’obsession de sa famille pour la communication, elle réalise les inconvénients d’un trop-plein d’informations.

 Une communication à outrance

Le trop plein de communication se fait ressentir dès les premières pages. Un personnage principal qui ne parvient jamais à avoir une minute de tranquillité, des dialogues à foison avec une ribambelle de personnages. Surtout que la plupart des conversations tourne autour de sujet très futiles. J’étais donc épuisé de ma lecture à peine commencé.

Mais je trouvais l’idée intéressante malgré tout alors j’ai poursuivi la lecture. Briddey, la personnage principale du roman, va subir une opération pour être « connectée » à son compagnon Trent. Un personnage que j’ai trouvé très antipathique. Ils pourront chacun lire les émotions de l’autre.

Ce roman se veut donc, par le sujet, un récit d’anticipation. Mais l’auteure a beaucoup trop ancré l’action dans le réel pour que cela soit crédible. Avec des références constantes (beaucoup trop nombreuses à mon gout) aux « people » ou à des marques actuels.

Finalement après le passage de l’opération et du réveil de Briddey que j’ai trouvé intéressant et amusant, on continue dans l’afflue de discussions et de descriptions inutiles. On tourne constamment en rond. La moindre petite révélation est traînée en longueur sur de nombreuses pages avec un suspense loin d’être insoutenable.

Interférences, de Connie Willis
aux éditions Bragelonne (sorti le 25 octobre 2017)
Titre VO : Crosstalk traduit par Leslie Damant-Jaendel
genre : science-fiction
504 pages

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here