Déracinée, de Naomi Novik

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J’ai acheté Déracinée sur un coup de tête. En voyant la couverture et le fait que l’auteur ait reçu les Prix Locus et Nebula pour ce roman (et beaucoup d’autres), finalement je n’ai pas mis longtemps à me décider.

Résumé :

Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu’il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d’un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d’échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c’est uniquement grâce aux pouvoirs du « Dragon ». Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois. Lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l’accompagne dans sa tour pour le servir. L’heure de la sélection approche et tout le monde s’est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu…

Déracinée reprend les codes du conte

L’auteur précise dans les remerciements qu’elle s’est beaucoup inspiré des légendes de son pays. Elle est d’origine lituanienne et polonaise. On reconnait par exemple la légende russe de Babayaga.

C’est un univers bien fournis avec des personnages que j’ai beaucoup aimé. Dans un univers très proche du conte. Naomi Novik crée un univers complet avec sa mythologie, ses légendes et ses personnages. La magie est présente sous plusieurs aspects et on les découvre avec Agnieszka. Comme elle, on pense que l’ennemi sera le Dragon. Le magicien du territoire qui enlève une jeune fille de 17 ans tous les 10 ans. Mais le véritable ennemi se trouve dans le Bois.

J’ai trouvé l’intrigue autour du bois très intéressante même si elle traîne parfois un peu en longueur. On ne sait pas toujours où l’auteur veut en venir mais tout devient beaucoup plus clair dans les derniers chapitres.
Les relations entre les personnages sont bien construites. L’auteur n’en rajoute pas inutilement et ça fait du bien !

Déracinée, de Naomi Novik
aux éditions Pygmalion (2017)
Titre VO : Uprooted (2016) Traduit par Benjamin Kuntzer
504 pages
genre : fantasy

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