Les Délices de Tokyo, de Durian Sukegawa

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Les Délices de Tokyo a été adapté en film par Naomi Kawase et je l’ai regardé il y a un peu d’un an et je l’avais beaucoup aimé. Je me disais donc qu’il faudrait quand même que je lise le roman un jour et c’est chose faite. Je ne savais pas du tout quoi lire pour débuter l’année 2018, donc ce tout petit roman de Durian Sukegawa me semblait parfait.

Résumé :

Pour payer ses dettes, Sentarô vend des gâteaux. Il accepte d’embaucher Tokue experte dans la fabrication de an, galette à base de haricots rouges. Mais la rumeur selon laquelle la vieille femme aurait eu la lèpre étant jeune, met la boutique en péril. Sentarô devra agir pour sauver son commerce.

Une rencontre tout en poésie et pleine d’espoir

C’est le récit de 3 personnages qui n’ont rien du tout en commun qui vont se rencontrer et s’apporter chacun énormément. Grâce aux dorayaki. Le dorayaki est une pâtisserie japonaise, un pancake fourré d’une pâte de haricots rouges. Cette pâtisserie est finalement au centre du récit.  Et cela donne très envie d’y goûter. Durian Sukegawa initie le lecteur à la préparation de la pâte de haricot, le an à travers le personnage de Tokue.

L’écriture de Durian Sukegawa reflète la douceur et la délicatesse. On apprend peu à peu à connaître les personnages qui se dévoilent chacun avec beaucoup de pudeur. Mais à travers cette légèreté apparente l’auteur se penche sur un aspect du passé du Japon peu reluisant. Avec le rejet d’une catégorie de personnes, un rejet encore présent aujourd’hui qui donne une dimension de violence extrême au récit par moment.

C’est un roman doux et gourmand finalement et je suis très heureuse de ne pas m’être arrêté à l’adaptation cinématographique. Il y a une vraie complémentarité entre le film et le roman.

Les Délices de Tokyo, de Durian Sukegawa
aux éditions Le Livre de poche (2017)
Titre VO : An (2013) Traduit par Myriam Dartois-Ako
221 pages

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