Bilbo le hobbit, de J.R.R. Tolkien

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Résumé de l’éditeur :

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n’aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d’un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n’ont qu’une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort. »

J’ai lu ce livre dans le cadre du BBC Challenge sur livraddict. Mais aussi parce qu’après avoir vu le troisième volet de l’adaptation cinématographique de Peter Jackson, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je le lise pour me faire mon avis sur l’oeuvre originale. J’ai beaucoup apprécié ma lecture mais elle a été rendu difficile par les images que j’avais du film. Ne pas comparer à chaque page était difficile.

Le roman est plein d’humour, chaque épisode en est teinté même les plus tragiques. Ce côté est apporté en partie par la voix d’un narrateur extérieur qui donne parfois son avis sur les événements ou les personnages, et qui se moque aussi de nous, lecteurs :

« J’imagine que vous connaissez la réponse, bien sûr, ou que vous pouvez la deviner sans la moindre difficulté, confortablement assis chez vous, sans que le danger d’être mangé vienne troubler votre réflexion. »

Et j’ai beaucoup aimé le passage chez Béorn, le changeur de peau, avec l’arrivée des nains deux par deux.

Tout est présenté du point de vue de Bilbo, ce qui fait que les nains sont peu présents.Heureusement qu’il y a l’épisode (très drôle) de l’entrée successive des nains chez Bilbo au début pour les définir chacun. Ils sont également présentés sous un jour peu appréciable, surtout quand Bilbo s’agace de leurs agissements. Ils laissent le hobbit allait au devant du danger (avec Smaug par exemple) et eux restent en retrait.

Malgré ma déception générale des trois films il y a deux passages que j’ai beaucoup aimé : l’échange entre Bilbo et Golum et celui entre Bilbo et Smaug.

J’ai aussi beaucoup apprécié l’épisode avec Golum dans le roman. Il est plutôt long comparé aux autres événements  du roman. On sent bien l’excitation de Bilbo à chaque fois qu’il trouve une nouvelle énigme à soumettre à Golum ou quand il trouve une réponse. Et la pitié est présente chez Bilbo quand il parvient à échapper à Golum et qu’il le voit désespéré d’avoir perdu son anneau. C’est vraiment le moment charnière de l’évolution du personnage de Bilbo, on sent cette évolution chez lui pendant l’échange et la poursuite. Mais surtout le changement qui s’opère à la découverte de l’anneau.

Au contraire, le âssage avec Smaug m’a déçu. On sent l’attirance de Bilbo vers le dragon et le charme de son discours ais c’est beaucoup trop court. Smaug en est presque insignifiant et décevant par rapport à l’attente que l’on a tout au long du livre.

En bref, c’est un roman initiatique qui m’a beaucoup plu. N’ayant pas apprécié les deux derniers volets de la trilogie, je suis très heureuse de m’être plongé dans le roman et de l’avoir apprécié. Les choses qui m’ont dérangé dans les films n’étaient pas (ou peu) présentes dans le roman de Tolkien.

 

 Si vous voulez un autre avis :

Belikhalil

 

Bilbo le hobbit, de J.R.R. Tolkien, aux éditions Le Livre de Poche (2004) / Titre VO : The Hobbit (traduit par Francis Ledoux) / 315 pages

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