Citation du dimanche : Divines, de Houda Benyamina

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Divines est un premier long métrage pour la réalisatrice Houda Benyamina. C’est aussi une première réussite. Le film a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs lors du Festival de Cannes 2016 et a reçu la Caméra d’or.

Money, money, money

Un film choc loin des exagérations habituelles

Cette citation est le mantra du personnage principal : Dounia, interprété par Oulaya Amamra. Vivant dans un bidonville en bord d’autoroute, elle rêve d’argent et de réussite par tous les moyens avec sa meilleure amie Maimouna, incarné par Déborah Lukumuena. Après avoir abandonné le lycée, Dounia propose ses services à Rebecca (Jisca Kalvanda), une dealeuse respectée qui domine le quartier. Elle monte alors rapidement les échelons et gagne le respect de Rebecca.

« T’as du clitoris, j’aime bien »

Parallèlement à ces début dans le trafic, Dounia rencontre un jeune danseur dont elle espionne les répétition dans les plafond d’un auditorium. Djigui (Kevin Mischel), qui lui offrira peut-être enfin une porte de sortie.

Ce film mélange donc les genres et reste loin des clichés. On passe de l’humour au drame, de la poésie à la violence. Ce n’est pas une chronique sociétale comme on peut s’y attendre au premier abord.

Les personnages de Dounia et Maimouna sont extrêmement touchant. Leurs moments de rêve sur une vie pleine d’argent et de pouvoir sont mes préférés. Surtout quand elles se retrouvent toutes les deux en bas d’une tour et qu’elles s’imaginent au volant d’une décapotable, les maîtres du monde. L’imaginaire semble réel le temps de quelques minutes. J’ai beaucoup aimé la mise en scène de ce moment. Un film qu’on ne peut donc oublier qui m’aura marqué.

La réalisatrice Houda Benyamina est également la fondatrice de l’association 1000 visages en 2006. Une association qui a pour vocation de rendre accessible le monde du cinéma au personnes les plus éloignées de l’offre culturelle.

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