La Femme qui tuait les hommes, de Eve de Castro

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La Femme qui tuait les hommes est ma première découverte de l’auteure Eve de Castro. Ce titre très intriguant m’a tout d’abord attiré. J’ai eu le sentiment qu’il en disait beaucoup sur le contenu mais ce n’est qu’une infime partie du récit. Je remercie Netgalley et les éditions Robert Laffont pour cette lecture.

Résumé :

Paris, 2017. Saint-Pétersbourg, 1909. Une rencontre sur un quai de métro. Un hallucinant fait divers. Un voyage entre deux mondes où se noue le destin d’une couturière octogénaire, d’un écrivain coureur de jupons, du jeune Lénine et d’une terrible justicière. Une comtesse savoyarde y côtoie un poseur de rails et un cirque ambulant. De la Russie prérévolutionnaire au Paris littéraire, mêlant humour, tendresse et gravité, Eve de Castro nous embarque, nous bouscule, nous envoûte.

Deux portraits de femmes

Ce sont donc deux intrigues réunit en une seule que nous offre Eve de Castro dans ce roman.

Jeanne, en 2017, une couturière retraitée manipulée toute sa vie par les hommes. Elle s’impose dans la vie d’un écrivain à succès pour lui murmurer l’idée de son nouveau roman.

L’idée est l’histoire de Léna, qui vit dans la Russie prérévolutionnaire fin XIXème, début XXème siècle. Une femme vengeresse qui exécute des hommes maltraitant leurs femmes, leurs enfants. Presque 300 meurtres au moment de son arrestation. C’est sa confession que nous livre l’auteur. Une femme qui semble libérée de l’emprise masculine mais pourtant elle idolâtre Vladimir Illich Oulianov, le futur Lénine. C’est le portrait de ce futur despote qu’on lit à travers les mots de Léna. Un homme qui rêve de pouvoir et n’a que peu d’intérêt pour les femmes et le petit peuple qui le soutient.

J’ai beaucoup aimé ce parallèle entre ces deux femmes. Tout semble les opposer : une femme qui se laisse vivre, qui laisse les autres dicter sa vie, et une autre qui prend sa vie en main en décidant de ne pas se laisser faire par les hommes. On met du temps avant de comprendre le véritable lien entre les deux. Et on comprend finalement ce qu’elles ont en commun.

J’ai aimé ces deux femmes, leur parcours, leur combat. L’écriture de Eve de Castro qui nous happe à travers ses deux héroïnes. J’ai pensé comprendre plusieurs fois où elle voulait en venir mais je ne me suis jamais attendu à ce final.

Une belle découverte donc pour cette rentrée littéraire de janvier. J’ai apprécié le style de l’auteure à travers deux portraits de femmes, deux époques et deux pays.

La Femme qui tuait les hommes, de Eve de Castro
aux éditions Robert Laffont (janvier 2018)
288 pages

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