Les Fantômes du vieux pays, de Nathan Hill

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Le premier roman de Nathan Hill, Les Fantômes du vieux pays, est sorti aujourd’hui en librairie. J’ai pu lire ce roman grâce au site Babelio et aux éditions Gallimard que je remercie grandement pour cette découverte de la rentrée littéraire.

Résumé :

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d’âge mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d’Elfscape.

Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes. 

Un puzzle intriguant parfaitement construit par Nathan Hill

Quand j’ai reçu le roman, j’avoue avoir été un peu effrayé dans un premier temps par le poids de ce livre et ses 720 pages. Mais j’ai commencé doucement ma lecture. Une fois passés les quatre premiers chapitres et la découverte des différents personnages que l’on va suivre tout au long du récit, j’étais alors plongée dans l’histoire. Avec une écriture fluide, drôle et parfois crue l’auteur nous dresse un parfait portrait des protagonistes. C’est d’ailleurs en lisant ce chapitre 4 que je me suis dit que j’allais adorer ce roman. Samuel, l’un des personnages centraux du récit, se retrouve confronté à une de ses élèves qu’il accuse de tricherie. La défense de cette dernière et les échanges qu’ils vont avoir tout au long du chapitre sont hilarants.

Mais des passages de cruauté et de drames quotidiens contrebalance les moments drôle qui font sourire le lecteurs. Nathan Hill sait jouer avec les émotions de son lecteur sur plusieurs registres. Et c’est tellement agréable à lire.

Plusieurs temporalités

Le récit central se passe en 2011 quand Samuel fait les recherches sur sa mère, Faye, ayant agressé un gouverneur. Mais l’auteur nous offre quelques retours en arrière pour mieux appréhender et comprendre les personnages. Ainsi on découvre la jeunesse de Samuel avant le départ de sa mère. Et au fil des recherches de Samuel, des bribes de la vie de Faye en 1968. Une mise en perspectives qui nous permet de mieux comprendre les agissements des personnages dans le présent.

Les Fantômes du vieux pays est donc un coup de coeur de la rentrée littéraire pour moi. J’ai adoré l’écriture de Nathan Hill. Et bien sûr sa traduction par Mathilde Bach. C’est une très belle découverte d’un premier roman qui nous plonge dans le quotidien aux Etats-Unis de plusieurs générations.

Ce roman sorti en août 2016 aux Etats-Unis a déjà son adaptation de prévue. Une mini-série est prévue avec Meryl Streep dans l’un des rôle phare et produite par John Logan et J. J. Abrams. Rien que ça !

Les Fantômes du vieux pays, de Nathan Hill
aux éditions Gallimard (le 17 août 2017)
Titre VO : The Nix traduit par Mathilde Bach
genre : contemporain
720 pages

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