Été, de Mons Kallentoft

3

image

 

Résumé :

Linköping se consume sous le soleil brûlant. C’est l’été du siècle en Suède. De quoi perdre la raison, pense l’enquêtrice Malin Fors. Une adolescente est retrouvée nue dans le parc municipal, hagarde ; une autre, assassinée. Seul point commun : une peau irréellement propre. Pervers prudent ou rituel de nettoyage ?

Avec ce deuxième tome, on passe d’un extrême à l’autre. D’un hiver glacial qui nous prend jusqu’aux os, on arrive à un été brûlant qui nous fait fondre sur place. Deux extrêmes qui font ressortir les pires monstres.
Une jeune fille est retrouvée nue dans un parc de Linköping, elle ne se souvient pas de ce qui lui est arrivé. Une autre fille est portée disparue. Malin et Zeke vont commencer à enquêter sur les deux cas pour savoir s’ils sont liés. Les effectifs de police étant en effectif réduit à cause des vacances d’été.

C’est une ambiance très lente, due à la saison et au temps qui influe énormément sur l’enquête aussi, sur toute l’équipe qui semble avancer au ralenti. L’enquête a beaucoup de mal à démarrer, les premières pistes sont hasardeuses. Cette insistance au début sur certains suspects, les nombreux préjugés m’ont dérangés. Ces préjugés de la société suédoise sont fortement dénoncés par l’auteur, beaucoup plus que dans le premier tome. Le racisme et le sexisme ambiant sont très présents tout au long de l’enquête.

J’aime beaucoup le personnage de Malin Fors, on en apprend de plus en plus sur elle. Elle se retrouve seule, sa fille Tove étant partie en vacances avec son père Jan. Et cette solitude la pèse énormément, elle tourne en rond. Ce n’est pas un personnage stéréotypé de romans policiers. Les enquêtrices ont malheureusement souvent la même image.

J’ai trouvé la résolution de l’enquête dans les 50 dernières pages trop précipitée. Beaucoup plus que dans Hiver où les pistes restaient logiques. Ici les pistes qui ont mené au coupable sont maladroites et il y a beaucoup trop de coïncidences. L’explication finale ne m’a pas convaincu.

J’aime l’écriture et les idées de l’auteur. On est vite pris dans l’enquête, l’ambiance est toujours très pesante, la saison et la météo jouant toujours un très grand rôle. Mais je n’ai pas aimé la résolution maladroite de l’affaire.

Si je peux donner un petit conseil avant de lire ce roman c’est de ne pas lire le résumé de quatrième de couverture. Je n’ai pas mis le résumé en entier délibérément en début de chronique. Il révèle un événement n’ayant lieu que dans les dernières pages, ça gâche fortement la lecture.

Eté, de Mons Kallentoft aux éditions Points (2012) titre original : Sommardöden traduit par Max Stadler et Lucile Clauss – 445 pages

D’autre chronique de la même série :

couv72757892

3 COMMENTS